Île-de-France

Vote du budget 2013 de la Région : l’exécutif doit resserrer son action sur es compétences obligatoires de la région !

Ce budget 2013 intervient dans un contexte particulier puisqu’il n’a échappé à personne que la nature de la relation entre la Région et l’Etat a changé et que le CRIF ne peut plus de défausser sur les décisions prises par l’Etat.

Désormais nous sommes confrontés à un moment de responsabilité : la majorité régionale ne semble pas se sentir concernée par l’Etat qui exige pourtant des collectivités locales une diminution les dépenses publiques.

Par ailleurs, on ne peut plus fermer les yeux sur la réalité financière de la Région qui est désormais préoccupante. L’avis lucide et réaliste du CESER est, à ce titre, éloquent.

Car la situation de la région Ile de France est plus inquiétante que dans d’autres régions françaises. Un chiffre révélateur : le ratio d’endettement qui représentait 6 mois de recette de fonctionnement en 2004 représente aujourd’hui plus de 13 mois alors que les autres régions ont un ratio d’en moyenne 9 mois.

Dans cette situation, il n’y a qu’une seule solution : reconstituer des marges de manœuvre. Or, la position de Jean-Paul Huchon qui consiste à prétendre négocier avec l’Etat l’obtention de nouvelles recettes pour compenser les transferts de charges qui ne l’ont pas été, me laisse évidemment sceptique tant un tel cadeau de la part d’un Etat impécunieux à une région qui ne prend pas les décisions qui s’imposent paraît illusoire.

Aujourd’hui, il est temps de prendre les décisions qui s’imposent. Même si un effort a été initié dans ce budget, notamment sur la maîtrise des dépenses, il est évidemment insuffisant dans son ampleur et contestable dans sa forme.

D’abord parce que malgré l’effort sur l’épargne de gestion, l’épargne nette continue de diminuer, le petit effort en matière de fonctionnement étant insuffisant pour faire face à la montée en puissance des frais financiers. Il est impératif de maîtriser davantage les frais de fonctionnement, notamment de personnel. Ainsi, est-il responsable, alors qu’il n’y a plus de nouvelles charges transférées de créer 45 postes supplémentaires, s’ajoutant aux 80 déjà créés l’année dernière ? Est-il responsable, dans ce contexte financier, de s’engager par exemple sur les emplois d’avenir alors que l’Etat n’a rien demandé et qu’il y a bien d’autres secteurs prioritaires dont la région a la compétence ?

Ce parti pris de l’exécutif régional mène à une situation préjudiciable pour l’avenir qui est celle de la réduction des dépenses d’investissement : 117 millions dans le budget 2013, c’est un signe préoccupant pour l’avenir ! Car la Région a besoin d’investissements structurants, notamment dans le domaine des transports.

Nous sommes à une croisée des chemins et nous n’avons d’autres choix que de nous recentrer sur les compétences obligatoires de la Région : transports, formation professionnelle, et les lycées. La région, à l’instar de l’Etat, se doit de s’interroger sur l’efficacité de ses politiques publiques qu’elle a initié ces dernières années.

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